L'EGLISE SAINT MARTIN

intérieur Eglise

Retrouvez toutes les informations sur l'Eglise Saint MARTIN sur le site de l'UEPA : www.uepa.fr

Première église

La première église d'Arc-sur-Tille, en bois, se situait aux environs de la gendarmerie actuelle et de la chapelle provisoire. Elle disparut dans un incendie.

1812

La deuxième, construite au milieu du XV ème siècle, est détruite, faute de moyens, la France, sous le règne de Napoléon 1er, étant envahie par la coalition européenne.1829 :

l'église actuelle voit le jour sur l'emplacement de la précédente. Bien plus grande, elle est orientée Sud/Nord sur les restes de fondations de son aînée orientée Est/Ouest (une des causes de certains maux).

Le bâtisseur

Issu d'une famille de bâtisseurs originaires de Dijon (voir l'article de Jérémie DUBOIS - Bien Public du 5 avril 2006), son architecte, Claude SAINTPERE (1771 - 1854) enseigna à l'école des Beaux Arts de Dijon. Comme le Château d'AGEY dont il est le réalisateur au cœur de la Bourgogne, l'église d'Arc/Tille, est une œuvre originale avec, comme particularité exceptionnelle, la double rangée de colonnes doriques décalées contre les murs latéraux au profit d'une vaste et agréable nef centrale coiffée d'une voûte en arceaux.

 

Les vestiges

Si de nombreux vestiges du passé ont malheureusement été détruits, en ces temps où le respect du patrimoine n'était pas la préoccupation majeure, quelques éléments de valeur ont heureusement été sauvés : la très belle grille en fer forgé du choeur, le bénitier du XVème siècle, les dalles du sol, l'autel du Sacré-Cœur à gauche de la nef, et, enfin la pierre tombale à droite de l'entrée (classée monument historique comme confirmé dans le livre du Professeur Garnier " Le tramway de Dijon à Champlitte). Cette tombe est celle de "Loys de Lenoncourt", jeune enfant "qui trespassa le XXI ème jour de Septembre 1557" comme il est gravé sur la pierre.

Les artistes

En 1888, le curé MUNIER finança les vitraux (Il figure en médaillon sur l'un d'entre eux), ainsi que le maître-autel en pierres blanches et marbre, œuvre du sculpteur CREUZOT de Dijon. Ses bas reliefs représentent Jésus-Christ entouré des quatre évangélistes.

Le maître autel

Une très belle œuvre picturale fut, elle aussi, commandée en 1899 par le curé MUNIER au jeune peintre de 25 ans Gustave-Joseph NOËL. Ce tableau "La Sainte Famille" est provisoirement au Musée d'Art Sacré de Dijon. Il fut longtemps d'origine inconnue. C'est tout récemment, que, grâce au site de notre association UEPA, la petite fille de l'artiste découvrit son existence et permit d'élucider le mystère en nous communiquant copie de la lettre du 10 mai 1899 envoyée à l'auteur par le Curé MUNIER avec son règlement.

Quant aux fresques du chœur sur toiles marouflées, elles seraient de Jean-Baptiste PONCET (1827 - 1901). Elles représentent le Baptême du Christ d'après Hippolite FLANDRIN, le mariage de la Vierge, d'après RAPHAËL, la Cêne d'après Léonard de VINCI.

Le télégraphe Chappe

N'oublions pas d'évoquer le télégraphe CHAPPE dont les vestiges coiffent encore le clocher dépourvu de son toit en forme de diamant. Ancêtre des moyens modernes de communication tel internet, il fonctionna de 1841 à 1854. Après quoi, le clocher, avec la "cabane des servants", fut laissé en l'état.

D'autres mobiliers et œuvres d'art, parties intégrantes de l'histoire d'Arc-sur-Tille sont, depuis la fermeture de l'église en novembre 1989, provisoirement déposés au Musée d'Art Sacré de Dijon, en attendant leur retour dans le bel écrin de notre église Saint Martin restaurée...

télégraphe de Chappe

 Les récompenses

Les travaux de restauration de l'Église SAINT MARTIN ont fait l'objet de nombreuses distinctions :

  • Le 1er prix national décerné par la Société pour la Protection des Paysage et de l'Esthétique de la France (SPEEF) en 2014
  • Un prix spécial dans le cadre du concours des Rubans du Patrimoine en 2015.